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OMELIE / Omelie FR

01 gen 2026
01/01/2026 - Marie, Mère de Dieu

01/01/2026 - Marie, Mère de Dieu

Ière lecture Nb 6,22-27 du Psaume 66 IIème lecture Ga 4,4-7 Évangile Lc 2,16-21

Cette journée est riche en messages ! Nous échangeons nos vœux ou plutôt nos bénédictions pour la nouvelle année, nous souhaitons heureuse et sereine année pour nous tous. C'est pourquoi nous célébrons aujourd'hui la Journée de la paix : ceux qui prononcent aujourd'hui un discours, chefs d'État ou chefs religieux, ne peuvent passer sous silence ce sujet et cherchent à donner des réponses et des conseils au monde entier, afin de satisfaire le désir commun à tous d'éloigner les occasions et les causes de conflit, qui continuent malheureusement à faire souffrir les familles, les nations, les peuples et les continents.

La liturgie de l'Église célèbre ensuite une solennité particulière, conséquence et accomplissement du mystère vécu en ce temps. Le Fils de Dieu s'est fait homme, il est parmi nous. C'est évidemment une Mère qui nous le présente. Ce n'est pas elle qui nous sauve, mais c'est elle qui nous présente le Sauveur.

Dieu s'est servi et se sert d'elle pour nous donner Jésus. Et elle n'est pas une vendeuse qui prend quelque chose sur une étagère pour nous le donner, mais une Mère. Dieu ne lui a pas imposé sa volonté, mais a voulu s'incliner pour lui demander sa disponibilité en toute liberté, et a déposé en elle la vie nouvelle qui devient la Vie, le Chemin et la Vérité pour nous tous.

Elle est la Mère de la Vie, du Chemin et de la Vérité : pourquoi ne pas dire simplement « Mère de Dieu » ? Celui qui est né d'elle est « appelé Fils du Très-Haut », et il appliquera à lui-même ce « Je suis » qui est le nom de Dieu ; c'est pourquoi elle est justement appelée Mère de Dieu. Ce titre n'est pas une vanité pour elle, car c'est un titre qui lui est donné au service de la connaissance vraie et pleine de son Fils.

Marie vit sa maternité en silence. L'Évangile nous la présente ainsi. Son silence est une écoute joyeuse de cette Parole qu'elle tient dans ses bras, la Parole qui s'est accomplie en elle lorsqu'elle a reçu la visite de l'ange, et qui a alors rempli toute sa vie, l'a changée et rendue précieuse pour le monde entier. « De son côté, elle gardait toutes ces choses en les méditant dans son cœur » : le silence de Marie est riche, il est plein, il est mystère.

Tout ce qu'elle entendait et voyait avait trait à son Fils, qu'elle savait être le Fils de Dieu ! Tout était pour elle occasion de contemplation et de prière.

Nous étions nous aussi présents à la prière de Marie : non pas parce qu'elle pensait à nous, en effet, son esprit était tout entier occupé par ce Fils qui avait besoin de ses mains, de ses yeux et de ses oreilles, mais parce que sa maternité a encore une influence sur notre vie. Nous jouissons de sa maternité, nous nous sentons enveloppés et enrichis par elle.

Toute notre solitude est consolée et comblée par elle, par sa tendresse, comme la solitude de Jésus.

Toute notre incertitude est transformée en sérénité par sa douceur, comme l'incertitude de Joseph.

Toutes nos interrogations sont dissipées par son regard assuré, comme les interrogations des bergers.

Ses lèvres prononcent le nom, Jésus, car c'est ainsi que l'ange le lui avait prédit : « Tu l'appelleras Jésus ». Et certainement personne ne se lassait d'entendre ce nom prononcé par sa voix, ni les bergers, ni Joseph, ni même les anges qui veillaient sur l'Enfant, car le ciel était descendu tout entier sur la terre.

Commençons la nouvelle année en écoutant le nom de l'enfant prononcé par les lèvres de Marie, et essayons aujourd'hui, à plusieurs reprises, d'accompagner sa voix de la nôtre. Jésus, Jésus, Jésus ! C'est une manière forte de commencer cette tranche de notre vie, en invoquant, louant, aimant, adorant et écoutant le nom de Jésus. C'est un nom qui ne nous laisse pas tels que nous sommes, car il contient la force de Dieu, la force de l'amour de Dieu.